Primeurs 2017 - Troplong Mondot

Bor­deaux Pri­meurs 2017 : le mil­lé­si­me à créer

Le mil­lé­si­me pri­meurs 2017 n’existe pas, vive le mil­lé­si­me 2017

A quoi vous fait pen­ser le mil­lé­si­me 2017 ? À aucun et à tous les autres, chaque année on nous pose la même ques­ti­on….

Plus que jamais il n’y a rien de cer­tain, et inver­se­ment

En fait, le mil­lé­si­me 2017 à Bor­deaux se dis­tin­gue par ses nom­breu­ses par­ti­cu­la­rités et un fil rouge bien clair : il n’y a pas de fil rouge ! Ne vous atten­dez donc pas à une ligne direc­tri­ce ou un leit­mo­tiv !

Oh zut… il va fal­loir bos­ser !

2017 est un mil­lé­si­me dif­fi­ci­le pour les cri­ti­ques ; ima­gi­nez, nous devons tra­vail­ler ! On n’avait plus trop l’habitude ; il faut dire que c’était quand-même assez mar­rant de dégus­ter des 2014, 2015 et 2016.

Et voi­là-t-il pas qu’il faut, tout à coup, com­men­cer à réflé­chir, à être aux aguets ; c’est bien là, une des par­ti­cu­la­rités du mil­lé­si­me 2017 ; il faut être prêt au fait que chaque vin peut être grand, énor­me, tout en accep­tant qu’éventuellement il soit mau­vais. Il faut s’investir, s’appliquer, être vigi­lant et, sur­tout, il faut se mouil­ler !

Trou­ver les pépi­tes

Sur ce mil­lé­si­me, nous allons con­naît­re de gran­des dis­pa­rités, tant dans les vins que dans les appré­cia­ti­ons et nota­ti­ons de cri­ti­ques… et c’est très bien ain­si.

Le mil­lé­si­me 2017 n’existe pas, par­ce qu’il nous rap­pel­le que, avant tou­te cho­se, il n’y a pas de certi­tu­des, pas de vérités et que la natu­re a tou­jours des choix per­ti­nents, qui peu­vent s’avérer cru­els. Il n’existe pas, par­ce qu’il n’a pas de fil con­duc­teur, mis à part qu’il y a de tout. Et, fina­le­ment, il n’existe pas puis­que cer­tai­nes pro­prié­tés n’ont tout sim­ple­ment pas pu pro­du­i­re de vin. Je tiens à expri­mer ma sin­cè­re com­pas­si­on à tou­tes les per­son­nes con­cer­nées.

Rien ne se perd, tout se trans­for­me

Les mil­lé­si­me 2017 n’existe pas, par­ce qu’il est uni­que… par­ce qu’il est en train de naît­re au tra­vers des éle­va­ges et au tra­vers des appré­cia­ti­ons et appro­ches. Il est en train de deve­nir. Il ne sera ni grand, ni petit, ni médio­c­re, ni énor­me, et pour­tant … il y aura de très grands vins. À nous de le fai­re exis­ter ce mil­lé­si­me, en ne s’arrêtant pas à des con­di­ti­ons météo­ro­lo­gi­ques ou des idées pré­conçu­es, mais à la val­eur du pro­du­it. Vive 2017 !

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